L’art d’entretenir son réseau au Gabon : comment rester dans la tête des gens ?
L’art d’entretenir son réseau au Gabon : comment rester dans la tête des gens ?

« L’art d’entretenir son réseau au Gabon : comment rester dans la tête des gens ? »

Coucou les meilleurs lecteurs du monde mondial. C’est 2026, et plus de résolutions, juste de l’action. Happy New Year déjà a tous et beaucoup de réussite dans chacune de vos realisations. Bref. aujourd’hui on va parler de quelque chose de très pertinent : l’art d’entretenir SON RESEAU au Gabon .

On entend souvent dire que « tout se joue dans le carnet d’adresses ». Avoir le bon numéro, connaître la bonne personne, être appelé au bon moment pour un marché, un projet ou une opportunité. Pourtant, beaucoup ont des contacts… et très peu reçoivent des appels décisifs.

La vraie question n’est pas qui vous connaissez, mais à qui on pense quand une opportunité se présente.

Au Gabon, les opportunités circulent rarement par annonces formelles. Elles passent par les conversations, les recommandations, les noms qui reviennent naturellement autour d’une table, dans un bureau, ou au détour d’un événement. Et dans ces moments-là, on n’appelle pas quelqu’un par hasard. On appelle une personne présente à l’esprit, associée à une compétence claire, une posture fiable et une relation entretenue dans le temps. Malheureusement dans l’esprit du gabonais lambda, ON LUI DOIT TOUT dès qu’on se souvient un peu de son prénom et qu’on ose lui avoir donne notre numéro professionnel et même pire, le numéro personnel. D’ou vient cette confiance ? Cet état d’esprit de redevance sans acte ? On en parle aujourd’hui de l’art d’entretenir son réseau au Gabon.

1- Pourquoi naturellement le gabonais pense qu’on lui « doit » quelque chose ?

Cette perception ne relève ni de la paresse, ni d’un défaut individuel. Elle est le produit d’un contexte historique, social et relationnel spécifique, où la notion de droit, de dette et de relation est profondément imbriquée.

D’abord, le Gabon est une société où le lien précède souvent le contrat. Historiquement, l’entraide familiale, clanique ou communautaire a longtemps été un mécanisme de survie. Aider un proche, un parent, un “frère” n’était pas une option morale mais une obligation sociale. Dans ce cadre, recevoir une aide crée naturellement l’idée d’un retour attendu, même implicite. Ce n’est pas perçu comme une faveur, mais comme la continuité normale du lien. Dans une famille, si vous avez réussi a avoir un travail, vous devez automatiquement vous occuper des autres fainéants , paresseux ou travailleurs. Si vous ne faites rien ,vous devenez le sorcier de la famille. Et c’est devenu normal de penser ainsi… pourtant c’est illogique !

Il faut aussi parler de la confusion entre relation et redevabilité. Au Gabon, créer un lien est souvent interprété comme une promesse implicite. Un café partagé, une recommandation, un soutien passé peuvent être vécus comme un engagement durable. Dès lors, ne pas “donner” ensuite est parfois perçu comme une trahison relationnelle, alors qu’il s’agit simplement d’une limite professionnelle. On commence a dire que tu as le mauvais coeur, que tu es devenu hautain depuis que tu as perce, que tu as oublie ton passe… Quand peu gagnent et beaucoup attendent, chaque personne en position de décision devient, malgré elle, porteuse d’espoir collectif. Cette projection nourrit l’idée que celui qui a accès doit redistribuer. Ce réflexe n’est donc pas anodin, mais un héritage. Le véritable enjeu aujourd’hui est de reconstruire une culture du réseau fondée sur la valeur, la clarté et la réciprocité, où la relation n’est plus une dette à payer, mais un capital à entretenir.

2- L’art d’entretenir son réseau au Gabon : 3 choses simples a comprendre

– Le réseau se construit bien avant la vie professionnelle

Le réseau ne commence pas avec LinkedIn ni avec la première carte de visite. Il commence dans le quartier, sur les bancs de l’école, à l’église, au terrain de sport, et souvent à travers les parents de nos amis. Ces liens, parfois invisibles, forment la première toile relationnelle de chacun.

Un ancien camarade de classe, le parent d’un ami, un voisin respecté : ce sont souvent eux qui, des années plus tard, ouvrent une porte ou prononcent un nom au bon moment. D’où l’importance de comprendre très tôt que chaque interaction laisse une trace. D’ou l’importance de bonne manière , de la flexibilité et d’un caractère pas très difficile.

Le réseau, c’est aussi une réputation sociale

Avant même de parler de compétences, au Gabon on parle de qui tu es. Comment tu salues, comment tu parles aux aînés, comment tu te comportes en public, comment tu traites ceux qui n’ont rien à t’apporter immédiatement.

Dans une société où les cercles sont imbriqués, l’image circule plus vite que le CV. Une mauvaise posture peut fermer des portes longtemps après. À l’inverse, une attitude respectueuse, constante et digne construit une réputation silencieuse mais puissante.

On ne recommande pas seulement un profil, on recommande une personne.

Aude Sharys

Le réseau s’entretient par la cohérence, pas par l’intérêt

Parce que le réseau est ancien et souvent familial ou communautaire, toute démarche opportuniste se voit rapidement. On observe, on compare, on se souvient.

Être cohérent entre ce que l’on dit, ce que l’on fait et ce que l’on montre en société est la clé. Cela signifie :

  • respecter les liens même quand ils semblent inutiles : envoyer un message pour prendre des nouvelles, dire joyeux anniversaire, envoyer des blagues, etc….
  • comprendre que chaque relation fait partie d’un ensemble,
  • et accepter que le réseau se cultive sur la durée, parfois sans retour immédiat.

3 actions simples pour rester dans la tête de ses contacts

Marquer les temps forts avec élégance

Une carte de vœux au Nouvel An. Un panier cadeau discret, sans ostentation. Un message bien formulé, envoyé au bon moment. Ces gestes comptent parce qu’ils sont rares, personnalisés et désintéressés.
Ils disent : « Je pense à vous », sans rien demander en retour. Et cela marque durablement les esprits.

Féliciter officiellement, sans rien attendre

Une nomination, une distinction, une prise de fonction sont des moments clés.
Envoyer un courrier de félicitations formel, bien écrit, sans ajouter la moindre requête personnelle, est un acte fort. C’est une façon de célébrer la personne et de montrer que nous sommes attentifs a son évolution et que nous fêtons ses réussîtes avec elle.

Partager un moment simple pour décompresser

Une bière après une semaine chargée. Un moment informel, loin des dossiers et des statuts. Apprenez aussi a ne pas l’appeler avec son titre et lui rappeler son état de personne, plutôt que celui de sa vie de travail sans chercher aussi a la dénigrer ou la rabaisser. Vous pouvez également l’inviter à prendre un café ou un brunch juste pour échanger, se découvrir, comprendre son parcours et ses valeurs. Sans projet à vendre.
Sans demande à formuler.

Ces moments nourrissent une relation sincère et installent une confiance naturelle, bien plus solide que n’importe quel pitch.

Petit bonus : RESTEZ PRESENTS DANS L’ACTUALITE DE VOTRE DOMAINE.

Vous ne communiquez pas, on ne sait pas ce que vous faites au quotidien, on cherche votre domaine d’expertise. Aussi, ne soyez pas trop insistant. Ils ont 10.000 messages par jour, 75 appels de demande, une vie de famille, des responsabilités : le fait qu’il soit indisponible pour une fois, ne signifie pas toujours qu’on vous snobe. Bref, voici mes conseils pour cette nouvelle année.

Oui, parfois certains attrapent la grosse tête, mais quelque fois, ils ont juste l’impression qu’ils ne sont pas aimes ;mais juste utilises. Parfois, c’est la raison pour laquelle certains deviennent méchants et condescendants.

Répandez cet article autour de vous et on se dit a bientôt, allez tenez la bise !